<![CDATA[NC]]> http://monsuicide.dzblog.com NC fr Sat, 26 May 2007 18:50:20 GMT Sat, 26 May 2007 18:50:20 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Le suicide en Algérie]]> http://monsuicide.dzblog.com/article-152056.html Pourquoi les Algériens se suicident de plus en plus et quelle est la structure de l’état qui prend en charge cette catégorie de gens dans notre pays, car en voyant les chiffres des suicides en Algérie ca fait peur !, et en plus on cache les vrais chiffres à cause des raisons sécuritaires et de l’état de siège !!!

Es que ses personnes qui se suicide sont classés et gérés au même niveau des gens qui font les attentats suicide en Algérie? Et qui sont les commanditaires de ce nouveau phénomène ou la nouvelle forme d’expression sociale ? ..


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Sat, 26 May 2007 18:50:20 GMT http://monsuicide.dzblog.com/article-152056.html
178 tentatives de suicide en 6 ans http://monsuicide.dzblog.com/article-151319.html Bechar n’échappe pas à ce genre de phénomène social qui, avec la complexité de la vie, prend de l’ampleur. Selon les statistiques dressées par la police judiciaire relevant de la sûreté de Wilaya, il y a eu ces six dernières années, à Bechar, 178 tentatives de suicide, soit une moyenne de 29 cas par an.

C’est la frange féminine qui vient en tête avec 117 cas, contre 61 pour la frange masculine. Sur les 117 tentatives de suicide, 14 personnes n’ont pu être sauvées de la mort. Il est à relever que 69% du chiffre global des 178 cas, sont à mettre à l’actif des jeunes dont l’âge varie entre 12 et 20 ans. Selon le chargé de la communication au niveau de la sûreté de Wilaya, les personnes ayant essayé de mettre un terme à leur vie se disent toutes avoir des problèmes familiaux et/ou sociaux. Ces tentatives de suicide ont été faites à l’aide de différents moyens tels que lames, pendaison, détergents, teintures pour cheveux, comprimés ou autres psychotropes, asphyxie par le gaz, produits cosmétiques, peinture pour auto, craie et raticide.

Messaoud Ahmed

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Wed, 23 May 2007 21:19:18 GMT http://monsuicide.dzblog.com/article-151319.html
9 tentatives de suicide en 48 heures http://monsuicide.dzblog.com/article-151318.html Il ne se passe pas un jour sans qu'on parle d'un ou de plusieurs cas de suicide ou autres tentatives. Une triste réalité qui touche notre société et dont les chiffres ne cessent d'augmenter. A Oran et durant les dernières 48 heures, les services des urgences médico-chirurgicales du CHU d'Oran ont enregistré neuf tentatives de suicide. Toutes ces tentatives ont été faites par des jeunes filles âgées de 16 à 38 ans.

Huit parmi elles ont tenté de mettre fin à leurs jours en ingurgitant des médicaments. Une autre a choisi l'eau de javel pour le faire. Trois d'entre elles sont originaires d'Es-Sénia, les autres de différents quartiers d'Oran. Elles ont subi un lavage d'estomac et leur jours ne sont plus en danger.

Considéré comme sujet tabou, le fait d'attenter à sa propre vie fait désormais partie de la vie quotidienne. Ce genre de crime contre soi concerne autant les femmes que les hommes, avec quand même cette tendance à se concentrer chez les jeunes âgés de 18 à 45 ans. Il est vrai que le suicide n'est pas spécifique à l'Algérie. Cependant, à Oran, le nombre de tentatives de suicide a considérablement augmenté, passant de 295 cas en 2001 à 400 cas en 2002, 508 cas en 2003 pour atteindre 629 tentatives et une soixantaine de cas de suicide «réussis» en 2005. En 2006, une soixantaine (plus de 58) de personnes se sont suicidées sur quelque 300 tentatives. Des chiffres qui ne sont pas réels. Certains suicides n'ont jamais été déclarés. Les tentatives de suicide sont cinq fois plus importantes que l'acte lui-même car, hormis les cas d'absorption de barbituriques et donc d'admission à l'hôpital, le reste n'est jamais déclaré.

Quant aux causes, elles sont familiales, professionnelles, dues à une situation socio-économique ou à des troubles psychologiques. D'autres sources affirment qu'en Algérie, ce sont environ 10.000 personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours chaque année, pour la plupart des adolescents, dont un millier réussissent leur coup. Les spécialistes ont estimé que les principales causes du suicide sont, dans la majorité des cas, impossibles à connaître du fait que ce geste désespéré a toujours été considéré par la société comme étant «un acte contraire à l'Islam et aux traditions».

D'autres spécialistes affirment que «le suicide en tant que phénomène social se développe de façon notable dans les périodes de paix, intervenant après une crise économique aiguë ou une guerre prolongée. Aussi, il est normal que l'Algérie, qui vient de sortir d'une longue décennie de terrorisme et de violence, accuse le coup en ce moment». «L'autre facteur est lié aux transformations de la société algérienne et aux changements des moeurs et habitudes de vie et de comportement.

Le Quotidien d'Oran
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Wed, 23 May 2007 21:18:39 GMT http://monsuicide.dzblog.com/article-151318.html
36 suicides et 30 tentatives en 4 mois http://monsuicide.dzblog.com/article-151317.html Le phénomène du suicide connaît une évolution importante dans la société algérienne et semble toucher surtout la catégorie des jeunes sans profession.

C’est ce qui ressort des dernières statistiques publiées par la Gendarmerie nationale. Ainsi, durant le mois d’avril écoulé, 13 personnes, dont une femme, se sont donné la mort, alors que durant les trois premiers mois de l’année en cours, les mêmes services ont recensé 23 suicides dont 7 victimes sont des femmes. Pour ce qui est des tentatives, la gendarmerie a enregistré 7 cas durant le mois d’avril 2007, dont 4 des victimes sont des femmes. Au cours du premier trimestre de l’année en cours, 23 tentatives de suicide ont été enregistrées dont 13 ont été commises par des femmes. Sur les 12 suicides du mois d’avril, 11 victimes sont sans profession, alors que parmi les 7 tentatives, 5 concernent des chômeurs. Par ailleurs, les mêmes statistiques montrent que durant la même période (mois d’avril), les 5 cas de suicide et les 5 autres cas qui ont tenté de mettre fin à leur vie sont âgés entre 18 et 30 ans. Ils constituent la plus importante catégorie des tranches d’âge des victimes. Les mineurs représentent 2 cas seulement de suicidés, le même nombre qui a été enregistré durant le premier trimestre de l’année en cours, alors que 6 cas de tentatives de suicide ont été recensés. La catégorie des 18-30 ans représente 13 cas de suicidés et 14 autres de tentatives de suicide. Elle est suivie de la tranche d’âge des 30-45 ans, avec 4 cas de suicide et 2 tentatives. Cette catégorie d’âge représente la plus grande partie des victimes des tentatives de suicide, avec 14 cas sur les 23 enregistrés durant le mois d’avril 2007. Elle est suivie de celle des mineurs avec 6 tentatives recensées. La catégorie de la tranche d’âge des 30-45 ans concerne 4 cas de suicide et 2 autres tentatives de suicide. Les sans-profession occupent la première place, que ce soit pour le suicide ou pour les tentatives de suicide avec 13 cas de suicidés et 17 ayant tenté de mettre fin à leur vie (durant le mois d’avril). Un élément nouveau apparaît cependant dans ces statistiques, qui font état d’un élève qui s’est donné la mort et de deux autres qui ont tenté de le faire. Les mineurs occupent la seconde place des statistiques, avec 4 cas de suicide enregistrés durant les quatre premiers mois de l’année et 6 tentatives. Les causes de ce geste désespéré n’ont pas été expliquées pour 14 cas de suicide et pour les 6 tentatives du premier trimestre 2007. Néanmoins, pour les 6 suicides, les victimes souffraient de maladie mentale (3 cas) ou de dépression nerveuse (3 cas) et pour 15 cas de tentatives, les motifs sont à chercher dans les problèmes familiaux. Ces derniers ont poussé en outre 4 personnes à vouloir attenter à leur vie durant le mois d’avril 2007, période où 7 personnes se sont suicidées à la suite de dépression nerveuse (4 cas) et de maladie mentale (3 cas). Ce phénomène touche toutes les régions du pays, mais semble caractériser certaines régions par rapport à d’autres, comme Béjaïa, Tizi Ouzou et Bordj Bou Arréridj. Ainsi, Tizi Ouzou vient en tête des suicides au mois d’avril 2007, avec 3 cas, suivie de Bordj Bou Arréridj et Guelma, avec 2 cas chacune. Cependant, durant le premier trimestre de l’année en cours, ce sont Batna, Béjaïa et Relizane qui se sont placées au premier rang avec 2 suicides chacune, suivies de Tiaret, Tizi Ouzou, Alger, Médéa, Mostaganem, El Bayadh, El Tarf, Souk Ahras, Mila et Aïn Defla. Les wilayas de Saïda et Mila viennent en tête des cas de tentatives de suicide, avec 2 cas chacune. Ces statistiques sont en hausse par rapport à celles de l’année 2006 qui a enregistré 117 cas de suicide, dont 30 victimes sont des femmes, et 109 tentatives, dont 72 victimes sont des femmes. Les mineurs représentent 11 victimes de suicide. Ils sont 13 à avoir raté leur acte. La plus importante catégorie des victimes de suicide appartient à la catégorie d’âge comprise entre 18 et 30 ans, avec 37 cas de suicide et 51 tentatives. Elle est suivie de celle des 30-45 ans, avec 36 cas de suicide et 35 tentatives. En outre, les plus de 45 ans représentent 33 cas de suicidés et 10 cas de tentatives. Les chômeurs occupent la première place des victimes avec 92 cas de suicide et 91 tentatives. Ils sont suivis des professions libérales, avec 9 suicidés et 6 rescapés de suicide. Les raisons de ce geste désespéré sont inexpliquées pour 64 suicides et 51 tentatives, alors que les maladies mentales et les dépressions nerveuses constituent le motif de suicide pour 35 cas de suicide et 13 tentatives. Les problèmes familiaux sont à l’origine de 45 cas de tentatives de suicide et 18 suicides. Ces statistiques concernent toutes les wilayas du pays, mais c’est Bouira qui vient en tête avec 13 cas de suicide, dont 5 femmes, suivie de Tizi Ouzou avec 11 suicides, Aïn Defla avec 8 cas, Mila et Tiaret avec 6 suicides chacune. Tiaret occupe la première place des tentatives avec 11 cas, suivie de Bouira et Mascara, avec 7 cas chacune et Alger avec 6 cas. Une situation alarmante, d’autant que ces chiffres ne prennent pas en compte les statistiques des zones urbaines (traitées par la sûreté nationale), où les problèmes de chômage sont plus aigus. Ce qui appelle à une politique de prise en charge sérieuse des jeunes, notamment en matière d’emploi.

Salima Tlemçani

El Watan 15 mai 2007

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Wed, 23 May 2007 21:17:41 GMT http://monsuicide.dzblog.com/article-151317.html
En Algérie, ce sont environ 10 000 personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours chaque année http://monsuicide.dzblog.com/article-151316.html En Algérie, ce sont environ 10 000 personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours chaque année, pour la plupart des adolescents. L’état algérien ne semble pas mesurer la gravité de la situation. samedi 16 juillet 2005.
 
Les victimes de tentatives de suicide en Algérie  manquent de soutien psychologique. - 4.8 ko
Les victimes de tentatives de suicide en Algérie manquent de soutien psychologique.

Un certain nombre d’entre elles, environ un millier chaque année, y réussissent, leurs appels au secours, leurs différents messages de détresse n’ayant trouvé aucune oreille attentive, ni au niveau institutionnel de celui du cercle familial. Un drame tragique, dont les proportions à travers toutes les régions d’Algérie ont pris les dimensions d’un phénomène de santé publique.

Ce phénomène qui a pris aussi des proportions alarmantes dans certains pays dans le monde entre 700 000 à un 1 million de personnes meurent des suites d’une suicide. Malgré cette hécatombe, le sujet reste largement frappé de tabou dans de nombreuses sociétés. Pour sensibiliser sur ce fléau qui prend des proportions alarmantes ces dernières années, un professeur psychiatre exerçant à la clinique Frantz-Fanon de Blida et ayant participé au symposium en 2004 sur ce thème d’actualité nous révélera que “s’il y a déjà une vingtaine d’années, de nombreux experts prévoyaient une explosion de pathologies psychosociales dans la majorité des pays à travers le monde dans les années 2000, y compris notre pays, dont il n’est pas en marge de ce cataclysme”, avant d’ajouter : “Les motifs de consultation étant pour 75% de nature psychologique, particulièrement chez les jeunes”. D’ailleurs, l’OMS dans son dernier rapport consacré exclusivement à la santé mentale, il est indiqué que la dépression figure parmi l’une des principales causes de morbidité, sinon la première, est que parmi les dix principales causes des handicaps et d’invalidités, cinq sont de nature neuropsychiatrique.

Le suicide donc fait partie de ce qu’on appelle “Les nouvelles morbidités”, au même titre que les autres comportements à risque prédominant chez les adolescents et les adultes jeunes, en l’occurrence “l’abus des drogues, les toxicomanes, les conduites suicidaires, les accidents et les traumatismes, les violences intentionnelles, et non intentionnelles, qui ont désormais leur place dans la nosographie médicale. “La classification internationale des maladies” (CIM). La plupart des spécialistes dans le domaine que nous avons interrogés s’accordent à dire que dans 80% des cas, le candidat au suicide présente des troubles psychiatriques ou des troubles de la personnalité, pas forcément pathologiques, mais facilement décelables par un professionnel de la santé mentale”.

A la lumière de toutes ces explications, la tragédie du suicide dans notre pays serait donc aisément évitable pour peu qu’un réseau de centres d’écoute médico-psychologique soit largement déployé dans la communauté, c’est-à-dire dans des dispensaires de quartiers, villages, écoles, centres de formation et même dans les universités... La multiplication de ces espaces thérapeutiques de proximité dans les établissements éducatifs permettraient à coups sûrs de traiter la souffrance morale des sujets en détresse.

Encore faudrait-il que dans la représentation sociale de la pathologie, la maladie mentale soit considérée en tant que telle et non pas comme une “honte”, juste bonne à cacher et à stigmatiser. Selon nos nombreux interlocuteurs, le contexte sécuritaire aussi des dernières années, notamment l’explosion de la violence, peut avoir des conséquences, des séquelles sur la santé mentale, dont l’ampleur reste largement méconnue.

L’absence de politique claire en matière de soins et de prise en charge sur la santé mentale, notamment une déperdition grave des infrastructures de soins psychiatriques et de législation adéquate, a été également soulevée par ses spécialistes. A quand le juste essor de la psychiatrie, spécialité de la santé publique par excellence restée, hélas, le parent pauvre de la médecine ?

Par La Dépêche de Kabylie

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Wed, 23 May 2007 21:15:34 GMT http://monsuicide.dzblog.com/article-151316.html